DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 268

Un épanchement de confiance qui fait du bien.

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DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 268
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 14, p. 137.

Nîmes, le 25 décembre 1877.
25 dec 1877
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Que vous êtes bonne, ma bien chère fille, de prendre la peine de m’écrire. La vue de votre écriture m’a rappelé aussitôt vos bons soins d’il y a trois ans, à Nice, quand vous m’avez ressuscité. J’en avais bien un peu besoin, mais vous avez prouvé que vous saviez faire les miracles, et je ne vois pas pourquoi on n’irait pas à Auteuil vous en demander. Celui que je sollicite aujourd’hui de votre puissance, c’est ma conversion. Si vous saviez combien je deviens coriace! Entre vieux amis on peut bien faire ces aveux; avec des gens comme vous, ce n’est pas du tout humiliant. C’est un épanchement de confiance qui fait du bien.

Adieu, ma chère fille. A revoir dans un mois, si Dieu le permet. J’ai bien prié pour vous cette nuit. Ah! il y a trois ans, nous célébrions la Noël ensemble(1).

Bien vôtre en Notre-Seigneur.

1. A la Noël de 1874, le P. d’Alzon se trouvait en effet à Nice.