DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 490

Pour un temps, nous replier sur nous-mêmes – P. Alexis, seul à Alais – Le P. Nicetas – Religieuses pour les écoles.

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DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 490
Orig.ms. ACR, AJ 356; D’A., T.D. 32, n. 356, pp. 353-354.

Nîmes, le 12 juin 1878.
12 jun 1878
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Cher ami,

Je commençais à être inquiet sur votre compte. Votre lettre du 28 mai que je reçois à l’instant me rassure. Plus je réfléchis à notre oeuvre, plus j’acquiers la conviction qu’il faut pour un temps nous replier sur nous-mêmes et ne pas nous disperser sur une foule d’autres oeuvres. P. Marie-Augustin nous a quittés, le P. Auguste Cot vient d’en faire autant et laisse le P. Alexis seul à Alais. Vous envoyer du monde en ce moment me semble impossible.

Quant au P. Nicétas, je vais envoyer copie de la partie de votre lettre qui le concerne à Mgr Rampolla(1). J’y suis encouragé par une lettre du cardinal Simeoni, qui me demande des renseignements. En voilà de très intéressants, et je vous promets d’appuyer dans votre sens. J’approuve entièrement votre idée de religieuses pour les écoles(2). Je vais voir les règlements des Soeurs de Saint-Joseph ou autres filles pour les campagnes; je vous les enverrai.

Adieu, cher ami. Je suis un peu fatigué. Je suis court. On s’attend toujours ici à une crise épouvantable pour le mois de novembre.

Totus tibi in Christo.

1. Le P. Galabert déplore le manque de détermination de Rome dans cette affaire: « Trois religieux révoltés contre leur supérieur canonique depuis plus d’un an jouissent librement des revenus d’un monastère riche et en disposent à leur gré avec le consentement de l’autorité ecclésiastique [= l’évêque Nil Izvorov], tandis que les religieux fidèles à leur supérieur légitime, c’est-à-dire toute la communauté sauf les trois rebelles,sont obligés de se retirer dans un monastère de femmes… » 2. Le P. Galabert propose de créer, sous le direction des Oblates, un Tiers-Ordre qui donnerait des maîtresses d’école et des sacristines pour les villages.