Ma très Révérende Mère,
Vous savez que le motif qui a empêché le noviciat de votre Congrégation à Villeneuve lès-Avignon était la difficulté de trouver des secours spirituels dans cette petite ville. Mais puisque Monseigneur l’évêque de Nîmes m’a autorisé à traiter cette affaire et que, de concert avec vous, nous avons obtenu que les Pères Jésuites d’Avignon, moins éloignés de votre couvent qu’à Rome le Gesù ne l’est de Saint-Pierre, se chargeassent de tout ce qui peut intéresser la direction de vos jeunes novices et que, d’autre part, le service des messes sera fait par les prêtres du pays, je ne vois aucun motif de vous refuser l’objet de vos désirs, et je suis tout heureux de vous donner, au nom de Monseigneur l’évêque et comme son délégué spécial, toutes les autorisations nécessaires pour l’érection d’un noviciat, le jour où je célèbre le soixante-huitième anniversaire de mon baptême(1).
Je suis avec respect, ma Très Révérende Mère,
Votre très humble et dévoué serviteur
E.D’ALZON
vicaire général de Nîmes
des Augustins de l’Assomption.
Nîmes, le 2 septembre 1878.
Madame la supérieure générale des Victimes du Sacré-Coeur.

