DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 591

Les maîtresses d’école – La veuve de Soeur Jeanne – Que faire du Frère Jean ?

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DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 591
Orig.ms. ACR, AJ 362; D’A., T.D. 32, n. 362, pp. 361-362.

Nîmes, le 22 oct[obre 18]78.
22 oct 1878
Nîmes

Cher ami,

Je vous crois dans le vrai pour ce que vous me dites de cette veuve, dont j’oublie le nom(1). Je vais tâcher d’avoir les Constitutions que je vous ai promises; il est entendu que je ne vous les impose pas. Il est entendu aussi que les maîtresses d’école auront un costume autre que celui des Oblates. Cela se passe partout ainsi.

Je compte aller à Paris, si je ne suis pas souffrant, et je le suis en ce moment. Dites à Soeur Jeanne de rester tranquille pour sa veuve. Seulement elle dit tantôt ba et tantôt bi; on ne croit pas à sa franchise, je crois plutôt à sa légèreté.

A l’instant m’arrive votre lettre du 12. Je suis bien heureux. Que faire du Fr. Jean? Notre-Dame de Lourdes l’a transformé. Faut-il le rendre à son père? Faut-il le garder pour l’Assomption? Lui fera ce que je lui dirai, et moi je m’en rapporte à vous qui êtes sur les lieux(2). Seulement il penche pour l’Assomption. En ce moment il est à Nîmes et fait une étude, il réussit assez.

Adieu, et très architendrement vôtre.

1. La vocation de cette personne n’inspire pas grande confiance au P. Galabert (4 octobre). 2. Jean Nicétas recevra l’habit assomptioniste des mains du P. Galabert le 29 septembre 1879, juste avant de rentrer en Bulgarie.