DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 8

Bien vôtre sur la terre en attendant le ciel où vous aurez plus d’esprit encore qu’ici-bas.

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DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 8
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 15, p. 137.

Nîmes, 2 janvier 1879.
2 jan 1879
Nîmes

La vue de votre écriture m’a réjoui, ma bien chère fille et ancienne amie. Que Notre-Seigneur vous donne grâces sur grâces, et à moi aussi, pour nous préparer à nous souhaiter peut-être bientôt, sinon une bonne année, au moins la bienheureuse éternité(1). Comme on sera bien là-haut! Je tiens à être assez près de vous pour profiter de votre conversation, car vous aurez au ciel encore plus d’esprit que sur la terre; vous m’intéresserez énormément, et je tâcherai de ne pas trop vous ennuyer. Nous prierons saint Philippe de Néri, qui était un saint fort gai, de venir nous voir, et il faut espérer que Dieu voulant la communion des saints, nos relations seront saintes, mais joyeuses.

Adieu, ma fille. Bien vôtre sur la terre, en attendant le ciel. E.D’ALZON.

Mère Marie-Thérèse.

1. La plus ancienne lettre conservée du P. d’Alzon à Mère M.-Thérèse est du 8 août 1850. Entrée dans la congrégation le 9 octobre 1839, Mère M.-Thérèse en est l’une des quatre premières Mères. Elle mourut en 1882, un an et demi après le P. d’Alzon, et à peu près au même âge que lui.