Bien aimé Père Brichet,
Quand il s’agit de bonnes oeuvres, on vous trouve toujours.
Mgr Persico me demande des messes, j’en ai deux mille à sa disposition qui viennent d’ailleurs que de Nîmes. Pouvez-vous me donner son adresse? Vaut-il mieux que je les lui apporte pour Quasimodo? Décidez. Me logerez-vous vers le 25 avril(1)? Je resterai peu, cette fois, mais j’ai à traiter une ou deux affaires. Celles de l’Eglise et de la France s’embrouillent terriblement. L’archevêque de Besançon(2) est arrivé sans encombre à Montpellier; il part ce matin pour Pézenas. J’ai bien peur qu’il n’en sorte que dans son cercueil. Les médecins de Montpellier le croient perdu. Son ami intime, excellent médecin, me disait: « Il a un caillot, il peut mourir instantanément d’un moment à l’autre ».
Adieu, vénéré Père. Bien tendrement et respectueusement vôtre en N.-S.

