DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 80

La décision est irrévocable.

Ma chère fille,

La scène de Soeur Thérèse(1) m’a donné un si fort mal de tête que je n’ai pas voulu m’exposer à des conversations pareilles. D’autre part, les lettres que vous écrivez à votre Mère g[énéra]le, et où vous revenez encore sur une affaire arrêtée, me font voir que vous ne croyez pas encore à une décision irrévocable. J’aurais cru qu’après la manière dont j’ai agi pour vous, vous auriez compris que je n’agissais que forcé, et par conséquent absolument résolu à ne pas revenir sur mes paroles.

Je serai tout heureux de vous recevoir demain, de huit [heures] à midi, pourvu que vous ne reveniez pas sur ce qui est très décidé.

Bien vôtre, ma fille, en Notre-Seigneur.