Cher ami,
Je ne pars pas pour Rome, j’ai une bronchite qui m’en empêche. J’attends vos 750 francs de pied ferme. J’accorde la route, puisqu’elle a tant d’avantages. Vive la neige! Les courses eussent tué le P. Alexis, la neige le réduit à un utile repos(1).
Nous avons passé la matinée à préparer un projet d’union avec les Augustins. Je crois que nous aurons les voeux solennels, une grande indépendance et la possibilité d’agréger bien des Congrégations à voeux simples. Le Congrès catholique va, quoique je n’y aille pas. P. Picard y a bien parlé(2).
Voici une lettre de M. Brière qui demande de revenir à Nîmes(3), je n’en suis guère d’avis. C’est un esprit trop opposant. Chargez-vous de répondre.
Adieu, cher fils. Priez et faites bien prier les enfants. Ils m’ont écrit. Dites-leur que je leur écrirai dans quelques jours pour les consoler de votre départ et leur répondre. Mes tendresses à Polycarpe.
E.D’ALZON.
Un M. Sablière des Haies demande à se faire religieux. Je lui réponds d’aller vous voir dans quelques jours.

