DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 110

Le règlement des Adoratrices – L’affaire du prieuré – Le P. Alexis se repose en Savoie.

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DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 110
Orig.ms. ACR, AF 343; D’A., T.D. 26, n. 726, p. 292.

Nîmes, 11 mai [18]79.
11 may 1879
Nîmes

Cher ami,

Vous voilà de retour(1), et je viens vous souhaiter la bienvenue. Vous arrivez les mains pleines des dons du Saint-Père, de bénédictions, de souhaits; envoyez-nous-en tout ce que vous pourrez. Moi, je vous envoie le règlement des adoratrices du Saint-Sacrement, qui est un peu plus sévère que celui du Tiers-Ordre. Voyez si vous pouvez ajouter quelque chose. J’ai lu les notes que vous m’aviez laissées. Je les trouve bien. Quant à l’office, si vous tenez à celui des grandeurs de Jésus, ne pourriez-vous pas ajouter: « Toutefois, celles ou ceux qui voudront réciter les heures de jour de l’office romain le pourront »(2). Si nous prenons le propre des Augustins, peut-être faudra-t-il attendre encore.

La supérieure générale est ici. On a envoyé Soeur M.-Paule à Lyon, sur sa demande. Restera-t-elle? J’en doute. C’est une nature dévoyée, une vocation perdue. Peut-être, quand les premières émotions seront passées et que le calme se fera, s’il peut se faire dans cette âme si troublée, Dieu y reprendra-t-il ses droits. Je le désire plus que je ne l’espère. La pauvre Mère M.-Gabrielle perd légèrement la tête. C’est ainsi que j’explique certaines de ses insanités.

Le P. Alexis est en Savoie, se reposant. Il en a un peu besoin, mais je trouve qu’il le prend un peu bien à l’aise. On ne sait que par ouï-dire qu’il se trouve dans la famille de Jacques Hybord.

Adieu, cher ami. Totus tibi.

1. Deux fois (le 12 et le 14 mai) le P. d’Alzon a prié le P. Bailly d’inviter le P. Picard à s’arrêter à Nîmes sur la route de Rome à Paris. Nous savons par une lettre du 18 mai du P. Picard, que le P. d’Alzon a reçu de ce dernier un billet (perdu) l’informant que la chose n’était pas possible. C’est selon toute vraisemblance après avoir reçu ce billet que le P. d’Alzon a écrit notre lettre, dont la date, très nette dans le manuscrit, est dès lors aussi très vraisemblablement erronée. 2. Voir *Lettres* 6592 et 6600, n.3.