Cher ami,
Vous voilà de retour(1), et je viens vous souhaiter la bienvenue. Vous arrivez les mains pleines des dons du Saint-Père, de bénédictions, de souhaits; envoyez-nous-en tout ce que vous pourrez. Moi, je vous envoie le règlement des adoratrices du Saint-Sacrement, qui est un peu plus sévère que celui du Tiers-Ordre. Voyez si vous pouvez ajouter quelque chose. J’ai lu les notes que vous m’aviez laissées. Je les trouve bien. Quant à l’office, si vous tenez à celui des grandeurs de Jésus, ne pourriez-vous pas ajouter: « Toutefois, celles ou ceux qui voudront réciter les heures de jour de l’office romain le pourront »(2). Si nous prenons le propre des Augustins, peut-être faudra-t-il attendre encore.
La supérieure générale est ici. On a envoyé Soeur M.-Paule à Lyon, sur sa demande. Restera-t-elle? J’en doute. C’est une nature dévoyée, une vocation perdue. Peut-être, quand les premières émotions seront passées et que le calme se fera, s’il peut se faire dans cette âme si troublée, Dieu y reprendra-t-il ses droits. Je le désire plus que je ne l’espère. La pauvre Mère M.-Gabrielle perd légèrement la tête. C’est ainsi que j’explique certaines de ses insanités.
Le P. Alexis est en Savoie, se reposant. Il en a un peu besoin, mais je trouve qu’il le prend un peu bien à l’aise. On ne sait que par ouï-dire qu’il se trouve dans la famille de Jacques Hybord.
Adieu, cher ami. Totus tibi.

