Cher ami,
J’ai à aller à Avignon, et, sans la première communion du prieuré, je me serais arrangé pour vous voir pendant une demi-heure de trajet, à votre passage(1). Je passerai peut-être la Fête-Dieu au Vigan. Si vous savez le jour de l’arrivée du général, faites-le moi connaître. J’estime que des Italiens ne seront prêts qu’au dernier moment, s’ils sont prêts.
Faites savoir à l’Univers que M. Layard(2) fait tout ce qu’il peut pour empêcher que les Kupélianistes(3) rendent les biens aux catholiques. P. Galabert, qui a passé q[uel]q[ues] jours à Constantinople, a proposé à Mgr Azarian(4) de lui élever quelques Arméniens. C’est nécessaire, pour que l’Arménie ait des prêtres. Donc Dieu bénit l’oeuvre.
A l’Ara-Coeli, le général a trois procureurs généraux pour trois branches de son Ordre(5). Adieu, et totus tibi.
E.D’ALZON.
Votre neveu(6) a recommencé ses sottises après votre départ, mais on l’a remis au pli.

