DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 129

Ne gémissons pas tant sur les insuffisances des autres et tâchons de faire un peu plus notre sainteté personnelle.

Mon bien cher ami,

J’aurais, moi aussi, été bien heureux de vous voir et de causer avec vous. Quant à vos chagrins par rapport à ce que vous appelez la pauvre maison d’Arras, je ne les partage pas, tant s’en faut. A Arras, le P. Halluin a la réputation d’un saint. Je crois qu’il l’est et je vous souhaite, du fond de l’âme, de lui ressembler. Don Bosco a formé 6.000 prêtres. Notre-Seigneur n’en avait pas formé la centième partie, et Notre-Seigneur était le principe de ceux qu’a formés Don Bosco. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de travailler à votre sainteté personnelle, et alors vous ferez plus et que le P. Halluin et que Don Bosco lui-même. Vouloir faire comme Don Bosco est aisé, le faire réellement est un peu plus difficile. Je vous engage à devenir aussi saint que lui, et vous ferez alors des prodiges comme lui. Ne gémissons pas tant de ce que les autres ne font pas et tâchons de faire un peu plus nous-mêmes par notre sainteté personnelle(1).

Bien tendrement vôtre, mon bien cher ami, avec le vif désir que vous arriviez à la sainteté de Don Bosco.