Monseigneur,
Veuillez croire que je suis désolé de vous causer de la peine(1), mais j’espère qu’il sera facile à Votre Grandeur de comprendre que mes pensées restent les mêmes. Seulement veuillez vous rappeler:
1° Qu’il n’avait pas été question d’un collège, mais d’un séminaire, ce qui est bien différent. Le P. Pierre Descamps, très apte à gouverner un petit séminaire, ne le serait pas pour un collège.
2° Que, pour rien au monde, je ne veux avoir rien à démêler avec les Pères Jésuites. Je serai toujours prêt à leur céder la place là où ils s’établiront.
3° Aussitôt que le projet de l’établissement de Naxos aura, comme on le prévoit, échoué, le P. Pierre sera à votre disposition.
4° Que je songe déjà à lui adjoindre un ou deux compagnons, dès que le moment sera venu.
5° Que s’il s’agit d’un collège, d’ici à peu je pourrai fournir à Votre Grandeur un sujet plus capable que le P. Pierre.
Telles sont mes dispositions, mais je tiens à pouvoir dire à la Propagande que je n’ai voulu, en quoi que ce soit, troubler les combinaisons possibles par rapport aux Jésuites de Naxos. J’ai le plus vif désir de former un établissement à Athènes, mais si j’en crois certains détails, en le développant en ce moment, je m’exposerai à des ennuis qu’il importe d’éviter à une Congrégation naissante.
Veuillez recevoir, Monseigneur, avec la nouvelle expression de mes regrets, l’hommage des sentiments les plus respecteux
de votre très humble
et obéissant serviteur.

