DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 205

20 oct 1879 Nîmes PICARD François aa

Le règlement des associations de la jeunesse catholique d’Italie – L’affaire d’Alais – Le latin au noviciat – Demain, le banquet.

Informations générales
  • DR13_205
  • 6812
  • DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 205
  • Orig.ms. ACR, AF 368; D'A., T.D. 26, n. 751, p. 310-311.
Informations détaillées
  • 1 BANQUET ANNUEL DES ANCIENS ELEVES
    1 COLLEGE DE NIMES
    1 ELECTION
    1 ENSEIGNEMENT
    1 FONCTIONNAIRES
    1 LATIN LITURGIQUE
    1 LOISIRS
    1 MALADES
    1 NOVICIAT DES ASSOMPTIONNISTES
    1 OEUVRES DE JEUNES
    1 PELERINAGES
    1 REGLEMENTS
    1 ULTRAMONTANISME
    2 PELERIN, PAUL DE
    2 VARIN D'AINVELLE, MADAME J.-B.-FELIX
    3 ALES
    3 GARD, DEPARTEMENT
    3 ITALIE
    3 ROME
  • AU PERE FRANCOIS PICARD
  • PICARD François aa
  • Nîmes, 20 oct[obre 18]79.
  • 20 oct 1879
  • Nîmes
La lettre

Mon cher ami,

Je vous ai demandé dans le temps le règlement des associations de la Jeunesse catholique d’Italie(1). Je n’ai aucun souvenir de l’avoir reçu. Exécutez-vous et arrangez-[vous] pour que l’on me l’envoie de quelque ville italienne, où vous avez été si bien reçu. Demain, banquet des anciens élèves; je proposerai une association semblable.

A Alais, le maire aurait été cerné à l’Hôtel de ville aux cris de Vivent les Frères(2). Madame Varin me disait : « Si l’on avait cherché un moyen pour réveiller l’esprit catholique, on n’en eût pu inventer un meilleur ». A Alais, de mauvaises élections sont désormais impossibles.

Je vous attendrai pour l’époque que l’on nous fixera de Rome. Au noviciat les cours, même les leçons du noviciat, se font en latin. Il a suffi de deux ou trois leçons données lentement. A la promenade, pour se faire l’oreille et la langue, on parle latin. Nous aurons demain le banquet peut-être le plus nombreux qu’il y ait jamais eu, grâce aux 400 lettres propria manu de Pèlerin(3). Le collège va bien. Hélas! il n’y a que moi qui ne marche pas comme il faut.

Totus tibi

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. En 1876, à la suite de son pèlerinage à Rome, le P. Picard avait vanté au P. d'Alzon l'organisation des jeunes catholiques italiens. Aussitôt le P. d'Alzon proposa à la jeunesse catholique française de prendre exemple sur eux (L'*Assomption*, 2e année, n° 35 du 1er juin 1876, p. 81) et le 1er juin 1876, il fonda à Nîmes une association de la jeunesse catholique (v. *Lettre* 5633 et n.1). Déjà en 1871, il s'était montré soucieux de l'organisation des jeunes (quelques textes dans *Docum. Biograph.*, p. 902-909). Il veut à présent tenter un nouvel essai.
2. En beaucoup d'endroits les autorités locales chassent des écoles municipales les Frères auxquels elles les avaient confiées, alors que souvent ces écoles avaient été crées grâce aux dons des catholiques. C'est ce qui vient de se passer à Alès, provoquant un vrai soulèvement populaire. Le *Pèlerin*, qui ne manque pas de sources d'information dans le Gard, raconte l'affaire dans sa livraison du 1er novembre.
3. Il s'agit de Paul de Pèlerin, secrétaire général de l'*Association des Anciens Elèves de l'Assomption* mais le copiste des T.D., entraîné par l'habitude, a écrit "du *Pèlerin*".