Ma chère fille,
Merci de vos voeux! Merci de l’appartement que vous m’offrez et que j’accepterais avec joie, si j’en avais besoin! Grâces à Dieu, je puis m’en passer, et, voyez l’horreur, je préfère au plaisir de vous voir celui de n’avoir pas de névralgie. Votre tante de Croy, présidente de la Miséricorde, est merveilleuse de zèle intelligent pour trouver des ressources en faveur des pauvres. Je m’applaudis tous les jours de lui avoir trouvé cette charge.
Dites à Soeur Jeanne-Emmanuel que j’ai vu sa mère et que j’ai d’excellentes nouvelles de Berrias, mais pour aujourd’hui je ne lui écris pas. A une autre fois!
Adieu, bien chère fille. Soignez votre corps et surtout votre âme. Bien paternellement vôtre en Notre-Seigneur.
E.D’ALZON.
Soeur Antoinette-Marie.

