Cher ami,
Les imprimeurs ont massacré mon article ou plutôt, mon prône, mais je vous pardonne à cause de votre article sur Cléry, dont je vous fais mon compliment le plus sincère(2). Si vous pouvez m’en envoyer quelques exemplaires de plus, vous me ferez plaisir.
Je vais vous envoyer un prône sur le semeur, ou je m’occupe plus du semeur que de la semence. Il paraîtrait ou plutôt vous le recevriez avec cette lettre, mais il faut le faire copier. Quelqu’un qui va deux fois la semaine à l’audience du Pape m’offre de lui faire savoir tout ce que je voudrais. Je vais lui faire parler du Denier de Saint-Jean. Ah! pourquoi la Revue n’a-t-elle pas paru le 1er janvier? Le 1er février, vous auriez eu un article salé, à moins que vous n’eussiez préféré le faire. Le prône sur le semeur en sera le prélude(3).
Adieu. Je vous embrasse.
E. D’ALZON.
Mgr de Cabrières ne quittera pas Montpellier.

