Je vous remercie de m’avoir écrit, mon cher enfant, et je suis ravi de savoir de vos nouvelles. Ici, tout notre monde est rentré très joyeux, très satisfait. Tâchez qu’au Mas-Neuf on le soit de vous et que nous ayons la joie d’entendre votre éloge. Je reste claquemuré à Nîmes. Vie d’huître. Mais, que voulez-vous? C’est ainsi et non autrement. N’oubliez pas de vous sanctifier. Vous êtes capable de l’oublier au milieu de toutes vos distractions d’homme d’esprit. Pourtant c’est l’essentiel. Il y a aujourd’hui soixante-dix ans que l’eau sainte du baptême coula sur mon front naissant, et je me demande comment j’ai tenu mes promesses. Priez pour moi. Présentez mes hommages à M. et à Madame d’Auzon, et mes tendresses aux enfants.
Adieu, mon fils. Soyez un saint et demandez à N.-S. que je le devienne.
E. D’ALZON.
Frère Maxime vous fait ses compliments.

