Mon cher ami,
J’apprends l’affreux malheur sous lequel la providence fait courber votre coeur et je veux vous dire toute la douloureuse sympathie que j’éprouve pour vous. Dieu seul sait pourquoi il frappe et refuse certaines consolations à ceux pour qui elles sembleraient le mieux faites. Vous devez être éprouvé par tous les côtés, afin que vous soyez chrétien et que vous vous montriez tel par tous les joints. Je vais faire prier pour vous et pour celle(1) que vous pleurez et qui vous consolera du haut du ciel car, grâce à Dieu, nous ne sommes pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance quia spem non habent.
Adieu. Tous ceux qui vous connaissent ici s’unissent à moi pour vous exprimer tous leurs affectueux sentiments(2).

