Madame(1),
Je me hâte de vous répondre.
1° Il faut bien établir que je ne dois aucune indemnité et que ce que je puis accorder est seulement un acte de bonne volonté, sans quoi il n’y a pas à traiter.
2° Je laisse en ce moment très volontiers trois ans [au] dessus du temps convenu dans le bail. Ma convenance serait de deux ans, mais je sacrifie un an pour montrer ma bonne disposition(2).
3° Ce que je demande ce sont des murs crépis, des plafonds où il n’y en a pas, des portes et des fenêtres. Le P. Alexis traitera la chose où j’y enverrai le P.Emmanuel. Quant à moi, je suis convaincu qu’avec un bail si restreint on n’acceptera pas, mais j’ai dit mon dernier mot. C’est à prendre ou à laisser.
Maintenant quelle est cette compagnie? M. Tastevin m’avait écrit il y a quelque temps. Je l’envoyai promener parce que les recommandations de M. Tastevin ne sont rien pour moi; avec vous, Madame, c’est différent; mais il faudrait passer un bail bien précis et qui permît de me débarrasser des gens au moment voulu.
Veuillez, Madame, agréer l’hommage de mes plus respectueux sentiments.

