Madame,
Je ne puis assez vous remercier de l’aimable insistance avec la-quelle vous vous occupez de mon neveu. Je viens de le voir. Je lui ai parlé mais il a des idées qui pour le moment l’empêchent d’accepter aucune ouverture. Je suis convaincu que dans deux ou trois mois je serai plus favorablement écouté. C’est pour cela que peut-être vaudrait-il mieux supposer qu’en ce moment il s’occupe de ses vendanges, ce qui est très vrai. Peut-être aurai-je bien fait de me contenter de vous donner ce faux fuyant. Mon neveu devient tous les jours plus profondément chrétien, plus résolu à habiter le Midi une partie de l’année. Sous ce rapport, les goûts de la personne dont vous me parlez lui conviendraient à merveille, mais je ne puis que vous le répéter, en ce moment il reste muet.
Veuillez agréer. Madame, avec mes remerciements bien vrais l’hommage de mon plus respectueux attachement

