Vailhé, LETTRES, vol.3, p.401

On lui réclame intérêts et capital d’une somme empruntée par un autre.

V3-401
0+600|DC
Vailhé, LETTRES, vol.3, p.401

le 9 janvier 1849.
9 jan 1849
Nîmes,

Ma chère fille,

Voici une lettre qui m’écrase un peu. C’est ma faute et je ne fais que subir ce que j’ai mérité. J’écris à M. Chapot et je le prie de voir M. Viefville pour s’entendre avec lui. Je crois bien pouvoir payer ces intérêts. Mais le capital? Je crois qu’il faut poursuivre M. Bailly. J’ai hypothèque sur ses biens, et, comme il n’a pas répondu quand je lui ai écrit, je présume qu’il compte sur ma bonté.

Il me semble que je suis un peu faible; car, en ouvrant la lettre ci-incluse, j’ai éprouvé une commotion telle que j’ai cru que j’allais me trouver mal. Aussi, je vous demande la permission de m’arrêter. Vous qui êtes forte, venez-moi en aide. C’est bien ici le cri de l’amitié. Je puis donner de suite 3,500 francs, et le reste au 1er mai; mais j’aimerais bien qu’on me donnât jusqu’au 1er novembre. Adieu.

1. D’après une copie: Voir *Notes et Documents*, t. IV, p. 415. On réclamait immédiatement du P. d’Alzon une dette de 70,000 francs, avec 8,000 à 9,000 francs d’intérêts: Cette somme avait été emprunté par un ami, dont il s’était porté caution en 1845.