Ma chère fille,
Quoique je n’aie qu’une minute, je veux vous dire deux mots. Tout à coup Monseigneur nous permet, à MM. Hippolyte, Cardenne, Pernet, Brun et moi, de faire, cette nuit, des voeux pour un an. Dieu en soit bénit! Je regrette de n’avoir pu vous prévenir à temps. Vous auriez uni vos prières aux nôtres.
Je crois avoir trouvé les 10,000 francs pour Mlle Gaude; du reste, je vais m’en occuper. Je vais faire écrire à Mlle Stafford pour son Anglaise. M. de Chartrouse ne voudrait prendre Mlle Dubois qu’au mois d’avril ou de mai.
Adieu, ma fille. Dès que je serai sorti de mes embarras, je vous écrirai. Que Jésus-Enfant vous soit toute chose! Je vais bien vous offrir à lui en m’offrant moi-même(2).

