Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.10

15 feb 1851 [Paris, GERMER_DURAND_EUGENE

Nouvelles diverses. – Projet d’acheter la revue l’Université catholique.

Informations générales
  • T1-010
  • 5
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.10
  • Orig. ms. ACR, AL 106, D'A., T.D. 34, n. 71, p.227.
Informations détaillées
  • 2 BONNETTY, AUGUSTIN
    2 DANJOU, JEAN-LOUIS-FELIX
    2 DASSAS, HENRI
    2 GERBET, PHILIPPE-OLYMPE
    2 GERMER-DURAND, EUGENE
    2 GERMER-DURAND, JOSEPH
    2 GERMER-DURAND, MADAME EUGENE
    2 MILLERET, MARIE-EUGENIE
    2 NAPOLEON III
    2 SALINIS, ANTOINE DE
    2 SCORBIAC, CASIMIR DE
    2 TISSOT, PAUL-ELPHEGE
    2 VAILHE, SIMEON
    3 PARIS
  • A MONSIEUR EUGENE GERMER-DURAND
  • GERMER_DURAND_EUGENE
  • le 15 février 1851]<1>
  • 15 feb 1851
  • [Paris,
  • Monsieur Monsieur Durand préfet des études Maison de l'Assomption Nîmes.
La lettre

Cher ami,[2]

Me voici à Paris depuis hier, sans fatigue. Je vais bien. Dassas[3] entre au séminaire, mercredi. M. Tissot sort de chez moi et vous dit mille choses. Hier, à la revue du Champ de Mars, les régiments ont crié en masse: [[Vive l’empereur!]] J’ai vu Danjou,[4] il s’occupe de son recueil. Je vais voir si Bonnetty ne pourrait pas nous céder l’Université catholique;[5] ce serait un journal tout préparé. A demain de plus longs détails.

Tout à vous.

E. D'ALZON
Notes et post-scriptum
1. La date est celle du cachet de la poste à Paris.
2. En dehors des religieux de l'Assomption, Eugène Germer-Durand (1812-1880) est certainement, après Mère Marie-Eugénie de Jésus, l'ami le plus intime et le collaborateur le plus dévoué du P. d'Alzon, dès les débuts de l'Assomption en 1844 et jusqu'à leur mort en 1880. Il fut l'un des quatre premiers Frères du Tiers-Ordre de l'Assomption (27 décembre 1848), suivi par sa femme dans le Tiers-Ordre féminin (30 avril 1848). Leur cinquième enfant, Jean-Vincent- Joseph, né le 23 septembre 1845, devient religieux de l'Assomption (vêture à Nîmes en 1863 et profession au Vigan en 1865), et séminaire fera par la suite un nom dans l'archéologie biblique, il meurt en 1917. A la mort de son mari, Mme Germer-Durand devient Oblate de l'Assomption et part, en 1882, pour l'orient. De retour en France elle meurt en 1886. Agrégé de l'Université, avant même d'être au service de l'Assomption, M. Germer-Durand a laissé des ouvrages de savante érudition et d'histoire (P. Vailhé, Lettres II, p. 14, note).
3. Ancien élève de l'Assomption entré à Saint-Sulpice.
4. Organiste et journaliste de talent, fixé à Montpellier, il aurait voulu, dans la foulée de l'abbé Gaume, la suppression absolue de tous les classiques païens dans l'enseignement chrétien.
5. Revue mensuelle fondée par les abbés Salinis, Gerbet et Scorbiac en janvier 1835 et qui passa peu après entre les mains de Bonnetty, directeur des Annales de philosophie chrétienne; elle disparut en 1855. N'ayant pu l'acquérir en 1851, le P. d'Alzon fondera la Revue de l'enseignement chrétien.