Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.47

Il l’informe de la résolution de M. Chavet, espère pouvoir la rencontrer et lui demande de se réfugier dans une pensée de foi.

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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.47
Orig.ms. ACR, AN 4; D’A., T.D. 38, n. 4, pp. 108-109.

le 19 juin 1851]
19 jun 1851
[Paris
Mademoiselle Mademoiselle Amélie de Pélissier 94, rue de Chaillot Paris.

Je n’ai pu vous voir aujourd’hui, mon enfant, et j’en suis désolé; pourrai-je aller vous chercher demain, c’est ce que j’ignore. J’ai vu M. Ch[avet].

Il a écouté votre résolution de lui dire non; il a pris son parti; il lui en coûte beaucoup, mais il me paraît déterminé. Il m’a parlé d’amitié, mais il a vu aussitôt combien c’est un terrain dangereux, quand ce n’est pas par là qu’on a commencé.

Si je puis aller vous voir, je ferai tous mes efforts pour vous chercher vers 4 heures. Plus tard et plus tôt ce me sera impossible. Adieu. Ecrivez-moi longuement, vous avez besoin de vous épancher; je souffre de vous laisser seule dans un pareil moment. Je prierai pour vous. Réfugiez-vous dans une pensée de foi. Adieu. Que la Sainte Vierge vous tienne lieu de mère. Je vous quitte à regret, et ne puis renoncer à l’espoir de vous revoir demain ou plutôt aujourd’hui. I heure du matin.

1. »La date donnée est celle du cachet de la poste, à Paris ». Cette mention, donnée par le P. Vailhé pour préciser la date omise par le P. d’Alzon dans certaines lettres à Mlle de Pélissier, n’est plus aujourd’hui contrôlable.