Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.47

Il l’informe de la résolution de M. Chavet, espère pouvoir la rencontrer et lui demande de se réfugier dans une pensée de foi.

Je n’ai pu vous voir aujourd’hui, mon enfant, et j’en suis désolé; pourrai-je aller vous chercher demain, c’est ce que j’ignore. J’ai vu M. Ch[avet].

Il a écouté votre résolution de lui dire non; il a pris son parti; il lui en coûte beaucoup, mais il me paraît déterminé. Il m’a parlé d’amitié, mais il a vu aussitôt combien c’est un terrain dangereux, quand ce n’est pas par là qu’on a commencé.

Si je puis aller vous voir, je ferai tous mes efforts pour vous chercher vers 4 heures. Plus tard et plus tôt ce me sera impossible. Adieu. Ecrivez-moi longuement, vous avez besoin de vous épancher; je souffre de vous laisser seule dans un pareil moment. Je prierai pour vous. Réfugiez-vous dans une pensée de foi. Adieu. Que la Sainte Vierge vous tienne lieu de mère. Je vous quitte à regret, et ne puis renoncer à l’espoir de vous revoir demain ou plutôt aujourd’hui. I heure du matin.