Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.60

1 aug 1851 Nîmes, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Il remet de lui écrire longuement et lui confie seulement quelques commissions.

Informations générales
  • T1-060
  • 55
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.60
  • Orig.ms. ACR, AD 772, D'A., T.D. 21, n. 29, p. 22.
Informations détaillées
  • 1 CONTRARIETES
    1 RENVOI D'UN ELEVE
    1 SYMPTOMES
    2 COMBALOT, MADEMOISELLE
    2 COMBALOT, THEODORE
    2 ESCURES, MADAME GAILLARD D'
    2 PARISIS, PIERRE-LOUIS
    2 SCHMIT, ALPHONSE
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le 1er août 1851.
  • 1 aug 1851
  • Nîmes,
  • Evêché de Nîmes
La lettre

Et moi aussi, ma chère fille, je suis en ce moment un peu écrasé de fatigues, de peines et d’ennuis, sans grandes consolations[1];mais il y a cette différence entre vous et moi, que je suis votre père et que vous êtes ma fille. Cependant, avec la meilleure bonne volonté du monde, je suis un peu trop occupé pour vous écrire aujourd’hui bien long; demain je tâcherai de le faire un peu à l’aise. Seriez-vous assez bonne pour prier Mlles de Pélissier et Combalot[2] de prendre un peu de patience; je leur dois des réponses depuis des siècles. Par surcroît, j’ai une affaire très pénible occasionnée par M. Schmit; il s’agit pour moi de congédier quelques élèves, et c’est sa faute.

Voici encore une lettre sur le vicaire apostolique. Adieu. Prions l’un pour l’autre;je le fais pour vous du fond du coeur.

E. D'ALZON
Notes et post-scriptum
1. Le P. d'Alzon aurait dû être présent à la troisième session du Conseil supérieur de l'Instruction publique qui se tint à Paris dans la première quinzaine du mois d'août. Il se fit excuser par Mgr Parisis, évêque de Langres, qui lui répondit le 7 août: "Monsieur et très aimé collègue, j'ai transmis vos excuses au Conseil supérieur, qui les a parfaitement comprises, tout en regrettant votre bonne et intelligente coopération.
Je savais, au reste, qu'indépendamment des soins de votre maison qui vous retiennent à la fin d'une année classique, vous étiez retenu encore par une douleur de famille dont votre esprit d'abnégation ne me dit rien, mais que je n'ai pas apprise sans une profonde sympathie dont je vous prie d'agréer l'affectueux hommage.
Vous savez combien je suis favorable à votre projet de hautes études et combien j'ai été frappé, édifié, consolé, de tous les moyens vraiment extraordinaires que Dieu vous a ménagés pour le faire réussir.
Il me paraît bien que vous avez une vocation formelle, avec toutes les grâces qui s'y rattachent, pour exercer une influence considérable sur l'éducation de tous les degrés. C'est pour cela seul que je ne prononce jamais votre nom quand il s'agit de places ou de dignités qui cependant vous conviendraient bien.
J'approuve encore beaucoup ce bon projet d'une Revue de l'enseignement chrétien, et je vous prie de me compter au nombre de vos abonnés''.
2. Mlle Combalot, soeur de l'abbé Combalot.