Mon bien cher et Révérend Père,
Votre lettre vient me chercher à Paris, où je suis depuis quelques jours. J’ai, moi aussi, hâte de vous voir. Je ne demande pas mieux que de traiter avec M. Dübner, mais avant tout je pose pour conditions: 1° que je ne quitterai point Paris[1;] 2° que j’offrirai à M. Dübner un traitement pour exercer chez moi les fonctions de préfet des études; 3° qu’il présenterait avec lui un certain nombre d’élèves; 4° que ces élèves accepteraient les conditions de notre maison. Ceci est un préliminaire qui, s’il n’est pas accepté, laisserait inutile toute négociation ultérieure.
Quant à la publication des livres par M. Dübner, je dois vous dire que le Ver rongeur de M. Gaume me semble très compromettant pour la cause qu’il soutient; mais avec tout le respect que je vous dois, vos observations à M. Morelot m’ont paru tout juste à côté de la question. Vous me permettez de vous développer humblement de vive voix mes remarques sur ce point[2].
Je voudrais aller vous chercher, mais le temps me manque. Voudriez-vous faire quelques pas vers moi? Nous prierons du Lac de nous prêter asile. Voulez-vous que j’aille vous chercher chez lui ou au bureau de l’Univers, demain mardi à 4 h[eures] du soir? Je présume que le Conseil supérieur sera fini à ce moment.
Veuillez agréer, mon bien Révérend Père, l’hommage de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués.

