Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.191

30 jul 1852 Nîmes, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Il compte aller à Paris, avec des élèves, au début de septembre. – Remerciements pour un ornement.

Informations générales
  • T1-191
  • 174
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.191
  • Orig.ms. ACR, AD 839; D'A., T.D. 21, n. 96, p. 63.
Informations détaillées
  • 1 ORNEMENTS GOTHIQUES
    1 VOYAGES
    2 ALLOU, AUGUSTE
    2 DREUX-BREZE, PIERRE-SIMON DE
    2 FEVAL, MARIE-AIMEE
    2 MATHIEU, JACQUES-MARIE
    2 PIE IX
    2 SIBOUR, LEON-FRANCOIS
    2 SIBOUR, MARIE-DOMINIQUE
    2 WISEMAN, NICOLAS
    3 PARIS
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le 30 juillet 1852.
  • 30 jul 1852
  • Nîmes,
  • Maison de l'Assomption
La lettre

Je ne comprends pas, ma chère fille, votre lettre insérée dans celle de Soeur M[arie]-Aimée. J’ai toujours le projet de partir le 1er septembre et de rester à Paris jusqu’au 4 octobre. Je le dis et le répète ici tous les jours. Quelle phrase a pu vous faire dire le contraire? Je propose à un certain nombre d’élèves de les emmener avec moi à Paris pour un mois. Vous voyez qu’à moins d’impossibilité absolue ou imprévue je suis dans les mêmes intentions, mais il paraît que j’ai quelquefois la plume qui me tourne[1].

Je dois vous remercier d’un ornement rouge, que vous avez donné à notre chapelle[2]. Je suis souffrant et très occupé. Je ne vous dis que ces deux mots. Je vais lire la lettre de Soeur [Marie-]Aimée.

Notes et post-scriptum
1. Le P. d'Alzon a bien écrit, le 24 juillet: <>, comme en témoigne le ms et comme le lui fera remarquer Mère M.-Eugénie dans sa lettre du 2 août. Le Père ne s'est pas rendu compte de son erreur, d'où son étonnement.
2. Il s'agit d'un ornement de style <> ou de style gothique, donné par les Religieuses pour la chapelle de la maison de Paris. Mais il devra être repris par elles, l'archevêque de Paris n'étant pas favorable à une telle innovation liturgique, importée d'Angleterre par les Religieuses et tolérée pour elles à cause de l'origine anglaise de certaines d'entre elles.
<>, écrit la Mère le 10 août au P. d'Alzon. <>.
Ainsi, les<> de <> ou <>, dont l'usage a été <>, étaient introduits en France par les ultramontains, mais à l'encontre de la volonté de Rome; - ce qui leur valait une accusation de gallicanisme, en ce sens qu'ils allaient contre les prescriptions et les usages liturgiques de Rome, dont ils se faisaient les défenseurs dans la réforme liturgique au sein de l'Eglise de France.