Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.237

26 jan 1853 [Nîmes, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Il lui envoie les ordos romains demandés. – Il est ravi de pouvoir compter sur ses bonnes dispositions. – La fondation de Nîmes est dans l’impasse. Il prêche une retraite. – Mlle de Pélissier va revenir à Chaillot.

Informations générales
  • T1-237
  • 219
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.237
  • Orig.ms. ACR, AD 868; D'A., T.D. 21, n. 125, p. 77.
Informations détaillées
  • 1 CONTRARIETES
    1 ESPRIT D'INDIFFERENCE
    1 INTERETS DU CAPITAL
    1 ORDO ROMAIN
    1 PREDICATION DE RETRAITES
    2 BALINCOURT, MADAME DE
    2 CART, JEAN-FRANCOIS
    2 ESCURES, MADAME GAILLARD D'
    2 EUGENIE, IMPERATRICE
    2 HENRI, EUGENE-LOUIS
    2 LA BOUILLERIE, FRANCOIS DE
    2 LAURENT, CHARLES
    2 NAPOLEON III
    2 O'NEILL, THERESE-EMMANUEL
    2 SAINT-JULIEN, MARIE-GONZAGUE
    3 NIMES
    3 PARIS
    3 PARIS, CHAILLOT
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le 26 janvier 1853]<1>.
  • 26 jan 1853
  • [Nîmes,
La lettre

Ma chère fille,

Je fais mettre à la poste quatre ordos romains. Priez le P. Laurent de vous en remettre un pour M. de la Bouillerie. S’il lui en faut d’autres, il les recevra un peu plus tard, — je parle du P. Laurent. M. de la Bouillerie acquittera ou fera acquitter deux messes à mon intention.

M. Henri croyait vous avoir envoyé son règlement de compte. Je vous remercie des 20.000 francs, que vous me proposez, mais je ne puis les prendre qu’au 4%, et jusqu’au 1er novembre; autrement ils me seraient inutiles. Ici l’intérêt est descendu à 4.

Je suis ravi de pouvoir compter sur les bonnes dispositions dans lesquelles je vous trouverai, lors de mon arrivée à Paris. Cela et votre retour définitif à la santé me rendent le coeur bien content. Peut-être ferez-vous bien d’attendre quelque temps avant d’envoyer au P. Laurent la personne dont vous me parlez[2]. Mme de Balincourt ayant échoué, je ne vois plus d’espoir de votre arrivée ici que la prière ou le départ pour le paradis de Monseigneur. Je vous assure que je suis bien imparfait de m’en tant affliger.

Il est 7 heures, et il faut que je dise tierce. Je prêche une retraite[3], et j’ai encore ce soir une réunion à présider. Ah! si tout cela me sanctifiait! En quoi le mariage de l’impératrice[4] change-t-il vos dispositions? Est-ce en bien ou en mal? Je n’ai pas bien compris ce que vous me disiez là-dessus, à propos de vos bâtiments.

Adieu, chère fille. Mlle de Pélissier vous retourne; elle a en antipathie Soeur M[arie]-Gonzague[5]. J’ai la conviction que Soeur Th[érèse]-Emmanuel pourrait en faire quelque chose.

Adieu et tout à vous en Notre-Seigneur.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. La date: *26 janvier 53,* est de la main de Mère M.-Eugénie.
2. <> à entreprendre, écrit Mère M.-Eugénie le 25 janvier.
3. Aux anciennes élèves de Saint-Maur.
4. Le 30 janvier 1853, Napoléon III épousait Eugénie de Montijo.
5. Soeur Marie-Gonzague Saint-Julien, dont le P. d'Alzon avait reçu les voeux le 15 août 1845.