Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.249

6 mar 1853 Paris, ROCHER_MADAME

Il se réjouit de voir qu’elle veut aimer Notre-Seigneur avec toute la perfection possible. – Il prêche à Paris une retraite au Tiers-Ordre féminin de l’Assomption.

Informations générales
  • T1-249
  • 229
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.249
  • Orig.ms. ACR, AL 176; D'A., T.D. 34, n. 9, p. 286.
Informations détaillées
  • 1 DESIR DE LA PERFECTION
    1 LUTTE CONTRE LE PECHE
    1 PREDICATION DE RETRAITES
    1 TIERS-ORDRE FEMININ
    2 CATHERINE DE GENES, SAINTE
    2 MILLERET, MARIE-EUGENIE
    2 ROCHER, GASTON DE
    2 SHAW, MARIE-WILFRID
    2 THERESE, SAINTE
    2 VARIN D'AINVELLE, J.-B.-FELIX
    2 VARIN D'AINVELLE, JEANNE-EMMANUEL
    2 VARIN D'AINVELLE, MADAME J.-B.-FELIX
    3 NIMES
    3 PARIS
    3 PARIS, CHAILLOT
  • A MADAME DE ROCHER
  • ROCHER_MADAME
  • 6 mars [ 18]53.
  • 6 mar 1853
  • Paris,
La lettre

Et moi, je veux vous répondre, ma chère fille, je ne puis vous dire quelle joie me procure votre lettre, puisque j’y vois le désir d’une âme qui veut aimer Notre-Seigneur avec toute la perfection possible; et c’est à quoi, ma chère fille, je ne saurais trop vous encourager. Puisque notre bon Maître vous en met l’inspiration au fond de l’âme, c’est une nécessité pour vous de bien voir toutes vos misères, afin de bien constater à quoi vous devez vous porter avec le plus de zèle, et de quelles infirmités vous devez essayer de vous dépouiller. Travaillez-y tous les jours. Dieu ne vous fera certainement pas défaut, et c’est pour cela que, loin de vous effrayer de tout ce que vous voyez de vilain en vous, vous devez bien remercier Dieu de vous le faire remarquer.

Je prêche en ce moment une petite, très petite retraite à un très petit Tiers-Ordre que nous formons à l’Assomption[1]. Ces dames étaient sept; demain, elles seront neuf. Priez pour elles. Priez aussi bien pour la Soeur Marie-Wilfrid, qui est forcée de retourner d’Afrique et qui était sur mer pendant les derniers mauvais temps. Vous ne me parlez pas de la santé de Gaston. Comment va-t-il? De vendredi en huit, je vous réunirai en Tiers- Ordre, mais je serai, je l’espère, à Nîmes, avant ce temps-là.

Adieu, ma chère fille. Tout à vous du fond du coeur.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Dès 1847, Mère M.Eugénie s'était intéressée au Tiers-Ordre féminin que le P. d'Alzon avait organisé à Nîmes et s'occupait d'une oeuvre similaire à Paris, <>. C'est à l'occasion de cette retraite que le P. d'Alzon constituera le Tiers-Ordre proprement dit de Paris.
Dans ses souvenirs d'adolescente (*lettre* 222, note 1), Soeur Jeanne-Emmanuel nous dit que sa mère <>. <>.