J’espère, ma chère fille, que vous êtes arrivée à bon port, à Paris. Je termine ici ma retraite aux professeurs, et, tandis qu’on chante le Te Deum, je viens m’acquitter d’une commission. Je viens vous recommander Mlle Danjou; son frère m’en a conjuré et je crois que ce serait une bonne oeuvre. Enfin, je vous la recommande avec toute l’insistance que m’inspire le bien que je veux à M. Danjou.
J’ai une plume épouvantable. J’ai encore dit hier la messe pour vous et je la dirai plusieurs fois cette semaine.
Adieu, ma chère fille. Tout à vous du fond du coeur.
Dimanche. Du grand séminaire de Nîmes.

