Mon Très Révérend Père,
Je m’attendais bien à ce que vous trouveriez des fautes de liturgie dans notre propre ». Elles ne viennent pas du copiste, mais bien de ceux qui les ont voulues. Corrigez-les, je vous en prie, avec tout le zèle que vous inspire l’amour de la vraie tradition. Quant aux fautes de latin, les copistes m’en avaient prévenu; mais j’ai préféré qu’ils reproduisent exactement un travail dont un de nos chanoines paraissait très jaloux. Je me propose de soumettre plus tard le tout à une censure d’hommes compétents pour la latinité. Vous me feriez grand plaisir de m’envoyer le manuscrit des légendes. Je pense que pour celui du calendrier, vous aurez plus d’un changement à y opérer.
J’apprends que le gallicanisme prépare une nouvelle campagne et que l’on va se servir du concile de la Rochelle pour porter les premiers coups[1]. On a donné à Rome quelques renseignements sur la prétention de Bordeaux de faire approuver les coutumes gallicanes par la Congrégation du Concile[2].
Veuillez agréer, mon Très Révérend Père, l’hommage de mon très profond et très respectueux dévouement.

