Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.328

Qu’il corrige les fautes de liturgie, pour celles de latin, il verra lui-même. – Amorces d’une nouvelle campagne gallicane.

T1-328
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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.328
Orig.ms. Archiv. Solesmes; ACR, CV 80 (photoc.).

10 sept[embre 18]53.
10 sep 1853
Nîmes,

Mon Très Révérend Père,

Je m’attendais bien à ce que vous trouveriez des fautes de liturgie dans notre propre ». Elles ne viennent pas du copiste, mais bien de ceux qui les ont voulues. Corrigez-les, je vous en prie, avec tout le zèle que vous inspire l’amour de la vraie tradition. Quant aux fautes de latin, les copistes m’en avaient prévenu; mais j’ai préféré qu’ils reproduisent exactement un travail dont un de nos chanoines paraissait très jaloux. Je me propose de soumettre plus tard le tout à une censure d’hommes compétents pour la latinité. Vous me feriez grand plaisir de m’envoyer le manuscrit des légendes. Je pense que pour celui du calendrier, vous aurez plus d’un changement à y opérer.

J’apprends que le gallicanisme prépare une nouvelle campagne et que l’on va se servir du concile de la Rochelle pour porter les premiers coups[1]. On a donné à Rome quelques renseignements sur la prétention de Bordeaux de faire approuver les coutumes gallicanes par la Congrégation du Concile[2].

Veuillez agréer, mon Très Révérend Père, l’hommage de mon très profond et très respectueux dévouement.

1. Du 28 juillet au 2 août 1853, s’était tenu, à la Rochelle, le concile de la province ecclésiastique de Bordeaux. 2. Allusion au cardinal archevêque de Bordeaux, Mgr Donnet, qui était avant tout un homme apostolique; on a pu lui reprocher de se faire l’appui de Napoléon III, mais il n’était pas d’ordinaire défavorable à l’ *Univers.*