Ma chère enfant,
Je n’ai qu’une minute. Nos enfants sont en retraite[1], et je suis un peu absorbé, mais je veux vous dire combien je vais prier et faire prier pour vous, afin que, de toutes vos douleurs et souffrances, Dieu vous fasse tirer un grand profit et une très grande sainteté. Dieu vous met sur l’autel, ma chère fille. Evidemment, il vous veut tout à fait sainte; car la douleur est quelque chose de bien amer à notre pauvre nature, et il faut que le péché soit quelque chose de bien affreux pour nous condamner à de pareilles expiations. Enfin, je vous mets sous la protection de la reine des martyrs, afin qu’elle proportionne votre courage à ce que vous endurez[2].
Adieu, ma fille, et tout à vous en Notre-Seigneur. Vous ai-je souhaité une bonne année? Je sais bien que-je l’ai fait à ma messe pour vous et toutes vos filles.

