Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.394

A propos d’un élève de Clichy. – Sa prochaine arrivée à Paris.

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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.394
Orig.ms. ACR, AD 16; D’A., T.D. 21, n. 205, p. 123.

le 22 février 1854] mercredi soir.
22 feb 1854
[Nîmes,

Je montais avec mon évêque, en chemin de fer, quand votre lettre m’est arrivée. Me voici de retour. Je veux garder Edouard[1]. Que son père prenne les mesures nécessaires pour ne pas compromettre l’autorité du P. Laurent. Je m’en rapporte à M. de Pontalba. Je ne puis arriver de suite. J’ai promis un sermon de controverse pour lundi. Le jour des cendres au plus tard, je pars. J’arriverai le 3 ou le 4 au plus tard. Je remercie M. de Pontalba de vouloir payer les frais du voyage, mais je n’ai pas besoin de son offre pour arriver. Il y a là une grande misère, nous arrangerons tout cela. Priez le P. Laurent d’être un peu patient. A mon arrivée, peut-être cela sera-t-il fini.

Je vous écris en courant. A revoir dans dix jours.

1. Le ms porte *Edouard* (lu Edmond). Jeune élève de Clichy, E. de Pontalba avait fait une fugue, et le P. Laurent avait opté pour un renvoi. Ses parents, dont Mme de Pontalba, tertiaire de l’Assomption, avaient fait une instance pour que leur fils fût repris au collège de Clichy. <>. Le P. d’Alzon envoya une dépêche pour qu’on reprenne l’élève et que l’on fît tout pour concilier les choses. Toutes les raisons, et le P. Laurent en avait, à maintenir ce renvoi, ont pu céder, écrit Mère M.-Eugénie, le 24 février, <>. Toutefois l’élève fera des excuses et une promesse écrite de ne plus faire du mauvais esprit. <>. Il n’empêche que <>, en pareille circonstance.