Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.454

10 aug 1854 [Clichy, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Ce n’est pas un Conseil, mais un Chapitre qui doit délibérer sur l’ensemble des règles. – Le projet peut être présenté aux Soeurs et leur adoption unanime serait une chance plus grande d’approbation. – S’il y a des points à discuter, qu’on attende sa venue. – Il promet de mener la discussion aussi bien que possible.

Informations générales
  • T1-454
  • 423
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.454
  • Orig.ms. ACR, AD 927; D'A., T.D. 21, n. 184, pp. 111-112.
Informations détaillées
  • 1 CARDINAL
    1 CHAPITRE GENERAL DES ASSOMPTIONNISTES
    1 CONGREGATION DES EVEQUES ET REGULIERS
    1 CONSTITUTIONS DE 1855
    1 DECRET DE LOUANGE AUX ASSOMPTIONNISTES
    1 EBAUCHE DES CONSTITUTIONS DES ASSOMPTIONNISTES
    1 RELATIONS DU PERE D'ALZON AVEC LES ASSOMPTIADES
    1 RELIGIEUSES DE L'ASSOMPTION
    2 BIZZARRI, GIUSEPPE
    2 JELOWICKI, ALEXANDRE
    2 LA BOUILLERIE, FRANCOIS DE
    2 PIERRE, SAINT
    2 SAGE, ATHANASE
    2 SIBOUR, MARIE-DOMINIQUE
    2 THERME, ABBE
    2 VAILHE, SIMEON
    3 PARIS
    3 ROME
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le] jeudi [10 août 1854] <1>.
  • 10 aug 1854
  • [Clichy,
La lettre

Ma chère fille,

Je sors de chez le cardinal[2], qui est si plein de bienveillance pour vous que je ne sais si je pourrai lui échapper demain matin. Il est entré en fureur, quand je lui ai dit que je voulais le quitter aussitôt; j’espère pourtant qu’il me laissera aller. Je tiens seulement à vous dire que si je ne viens pas à votre chapelle, c’est que cela aura été impossible. Mon opinion est que ce n’est pas un Conseil mais un Chapitre qui doit délibérer sur l’ensemble des règles. Peut-être même avant mon arrivée devriez-vous réunir vos Soeurs et leur dire que, pressée par le temps que vous a donné M. de la Bouillerie, vous avez voulu leur donner tout ce dont vous pouviez disposer pour réfléchir; que vous allez leur donner lecture du projet des règles, mais que l’on ne discuterait pas, que l’on m’attendrait pour cela, (j’espère être à Paris et chez vous au plus tard vers 3 heures et demie), que quand j’y serai, on pourrait traiter les points à discuter; que peut-être vaudrait-il mieux adopter d’ensemble, afin d’avoir une plus grande chance d’approbation dans cette unanimité que l’on pourrait faire valoir[3].

Quant à moi, je vous promets de mener la discussion aussi bien que possible, supposé que l’on ne veuille pas adopter tout le projet de règles du premier coup. L’archevêque est parfaitement disposé pour le quart d’heure. Son secrétaire, l’abbé Therme, m’a promis de faire toutes les démarches nécessaires pour obtenir votre approbation à Rome. Je lui ai parlé de votre Bizzarri[4], et il (le cardinal) est tout prêt à le pourfendre. Que je suis heureux, bien chère enfant, de pouvoir vous faire enfin un peu de bien![5]

Adieu, je vous laisse. Vous voyez que ma main est très faible, je tremble comme un vieux. Cela passera si Dieu veut, mais le coeur est toujours le même.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Nous précisons la date avancée par le P. Vailhé: *Lyon* jeudi *10 novembre 1853* en référence à la lettre de Mère M.-Eugénie datée de *Paris 9 août 54,* dont le contenu correspond à celui de la lettre du P. d' Alzon.
2. Mgr Sibour, archevêque de Paris.
3. Dans sa lettre du 9 août, Mère M.-Eugénie, parlant des textes nécessaires à l'obtention du décret de louange pour sa Congrégation, écrivait: < 4. Mgr Bizzarri était secrétaire de la Congrégation des Evêques et Réguliers.
5. Ainsi, le P. d'Alzon a donc aidé Mère M.-Eugénie et son Conseil à élaborer les textes nécessaires à l'obtention du décret de louange pour la Congrégation des Religieuses de l'Assomption.
Les Archives de l'Assomption à Rome, possèdent un exemplaire de l'abrégé de leurs Règles intitulé: *Statuts des Religieuses de l'Assomption* qui furent présentés à Rome en 1854 avec les lettres de créance épiscopales. Cette plaquette compte 48 pages (format 15/10 cm), avec la mention finale: *vu et approuvé:* François de la Bouillerie, vic. gén. de Paris, supérieur de la Communauté, 12 août 1854.
De plus, nous avons encore *un brouillon de lettre de la main du P. d'Alzon* pour servir de base à la demande que Mère M.-Eugénie doit adresser au Pape, pour <> de son institut, ou du moins <>. Ce texte n'est pas daté. Le P. Vailhé, comme le P. Sage, avance la date de *1853;* peut-être cette pièce serait-elle mieux en place en 1854, puisqu'il y est dit que <>, pour <>. Les lettres épiscopales datent effectivement de 1854 et l'institut a été fondé en 1839.
Dans ce texte du P. d'Alzon, élaboré de concert avec Mère M.-Eugénie, puisqu'elle a mention né en tête le nom du Père Jelowicki, à qui sans doute cette lettre sera confiée, et qu'elle a achevé la finale par deux lignes de sa main, il est dit que l'agrément de la demande, en faveur de<>, <>; il est rappelé que <>; enfin le motif de la supplique n'est autre que <>.