Ma chère fille,
Quoique assez fatigué, voici que je veux vous envoyer la lettre ci-jointe de M. Soulas. J’ai vu, en effet, votre frère[1]; il est bien changé, au physique. Sous le rapport moral, il me parla longtemps;je ne puis dire qu’il y eût de la suite dans ses paroles. Il me parut content de moi, mais il voudrait quelques mots de vous. Vous savez que je n’envoyai que 300 francs, parce qu’on a dû vous en remettre 700. Voulez-vous que j’envoie quelque chose?
Adieu, ma fille. Ma tête va mal ces jours-ci. Pour évêque, pour l’amour de Dieu, qu’on nous préserve d’un gallican. Tout à vous.

