Quoique je ne me porte pas très bien aujourd’hui, je voudrais que vous comprissiez, par ces quelques lignes, toute la part que je prends à vos peines, pour lesquelles j’ai bien prié ce matin[1]. J’ai réfléchi à ce que vous me dites de Soeur Th[érèse]-Em[manuel], je suis convaincu qu’il faut la placer toujours sur le terrain de la foi, de l’humilité et de l’obéissance; ce sont là de grandes pierres de touche entre vos mains. Si j’ai à faire quelque souhait pour vous, ma fille, c’est que vous donniez toujours quelque chose de plus religieux à votre communauté. Peut-être ce qui me fait dire cela, c’est que je voudrais bien pousser les miens de ce côté[2].
Adieu, ma fille. Ces quelques lignes ne sont qu’un petit signe que je prie pour vous et que je conjure Notre-Seigneur de vous faire trouver le bien dans vos tentations.

