Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.511

Il va voir sa mère à Montpellier. – Quand les misères sont grandes, la foi demeure.

Je vais passer quelques heures avec ma mère, mais je veux, avant de partir, adresser quelques bonnes paroles à ma fille[1]. Que de misères en ce monde, ma chère enfant, et qu’il est bon de sortir de tout ce qui y fait souffrir, sur les ailes de la foi! Vos désolations sont grandes; elles ne le sont pas encore autant que celles de sainte Chantal, à qui saint François de Sales écrivait, pour la consoler de ses aridités, que les confitures sèches étaient les meilleures. Jetez-vous donc dans les bras de la foi, en Notre-Seigneur très bon, très aimant, très miséricordieux, et soyez sûre qu’il ne vous perdra pas au jour de sa justice.

Adieu, mon enfant. On me dérange et je ne pourrai reprendre ma lettre avant de partir.