Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.530

8 mar 1855 Nîmes, ROCHER_MADAME

Elle peut renouveler l’offrande d’elle-même à Notre-Seigneur. – Dispositions à prendre avec son mari pour leurs deux filles. – Elle peut venir le voir à Nîmes.

Informations générales
  • T1-530
  • 486
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.530
  • Orig. ms. ACR, AL 189; D'A., T.D. 34; n. 22, pp. 295-296.
Informations détaillées
  • 1 AMOUR DIVIN
    1 CONSENTEMENT
    1 DON DE SOI A DIEU
    1 RENOUVELLEMENT
    1 UNION A JESUS-CHRIST
    2 MERIGNARGUES, MADAME DE
    2 ROCHER, ADRIEN-MAURICE DE
    2 ROCHER, MARIE DE
    2 ROCHER, THERESE-AUGUSTINE DE
    2 VAILHE, SIMEON
    3 NIMES
    3 ROME
    3 VALBONNE
  • A MADAME DE ROCHER
  • ROCHER_MADAME
  • le 8 mars 185[5]<1>.
  • 8 mar 1855
  • Nîmes,
  • Evêché de Nîmes
La lettre

Ma chère fille,

Quelque chose me pousse, depuis quelque temps, à vous engager d’offrir à Notre-Seigneur tout votre être, comme une victime de plus en plus désireuse de s’immoler et de se consacrer à son immense amour. Vous pouvez renouveler l’offrande que vous avez faite dans le temps, lorsque vous m’avez permis de vous placer sur ma patène. Dès lors, il ne faut plus rien refuser à Notre-Seigneur et lui dire que vous ne voulez l’aimer que pour lui, lui donner tout ce que vous pouvez, comme preuve de votre amour qui veut reconnaître toute la tendresse de son coeur. Je vous engage à faire ce que veut M. de Rocher. Un jour vous lui direz que vous avez fait ce qu’il a voulu, qu’il fasse votre volonté pour ma chère petite Thérèse. Laissez l’argent et donnez cette petite âme à Notre-Seigneur. Sous ce rapport, Marie et sa soeur auront bien assez avec ce qui leur revient strictement.

Ma santé semble s’améliorer; cependant, j’ai quelques mauvais jours. Je pense ne pas bouger de Nîmes avant le 15. Venez-y donc pour la semaine sainte; sinon, j’irai vous voir après Pâques[2]. Ne vous fatiguez pas, et si vos mortifications vous fatiguent, suspendez-les. J’ai vu hier Mme de Mér[ignargues]; elle est bien souffrante, pleine d’idées tristes. M. de Rocher ferait une bien bonne oeuvre de vous laisser la venir voir. Mille choses à Thérèse.

Adieu, chère cousine. Croyez-moi bien vôtre. Je vais bien prier pour vous à la messe.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. L'en-tête n'a pas été corrigé; la date porte lisiblement 1857. Or, cette lettre est écrite de Nîmes, et en 1857, le P. d'Alzon était à Paris. Le P. Vailhé a pressenti la difficulté tout en maintenant la date du ms: le *8 mars 1857.* Nous retenons l'année qu'il avançait lui-même: 1855.
2. En mars 1855, le P. d'Alzon comptait partir pour Rome le 22 avril; la semaine sainte allait du 1 au 7 avril, et à la fin de la semaine de Pâques, il comptait se rendre à Valbonne. Mme de Rocher peut donc le voir à Nîmes avant le 15 avril, ou bien lui-même, à son accoutumée, ira la voir de Valbonne, <>.