Ma chère fille,
Le P. Jelowicki peut parler à merveille au P. Ventura de votre veuve[1]. J’ai déjà prié et fait prier pour Soeur M.-Walburge[2]; nous continuerons avec toute l’affection que nous lui portons et tout le désir que nous avons de la voir à Nîmes. Merci de ce que vous faites pour les Carmes. Si pour dire que vous vous dévouez aux oeuvres de charité, vous parliez des oeuvres du patronage de Chaillot, avec certaines gens, les mots font tout[3]. Si l’impératrice vous fait l’honneur d’aller vous voir, ce sera pour acheter votre jardin. Je n’en serais pas très effrayé. Il me semble que des femmes peuvent faire ce que des hommes ne font pas. Je vais vous faire envoyer un modèle de livrets[4]. On me dérange.
Adieu, chère fille. Je vous souhaite de vous unir aux souffrances de Notre-Seigneur pendant sa passion.

