Puisqu’il semble que le bon Dieu ne veut pas que je vous aide autrement, j’ai un si sérieux désir de vous être bon à quelque chose, que, même avant d’avoir reçu votre lettre, j’étais allé chez les demoiselles Combié parler de vos deux orphelines, et au Refuge où l’on est disposé à prendre la mère. Tâchez de faire quelque chose pour la mère surtout; quant aux enfants, vous donnerez ce que vous voudrez, rien si vous voulez.
Les demoiselles Combié vont à Paris, vers le 15 juillet, avec Mlle Fabre. Celle-ci vous demandera de passer huit jours chez vous. La cadette des demoiselles Combié, celle à qui j’avais pensé pour votre frère, vous viendra peut-être avant l’aînée, quoiqu’elle ait grand peur de vous.
Voici mes projets. Si l’évêque n’est pas trop mal, j’irai le 9 juillet prendre les eaux; sinon, je prendrai huit jours et j’irai vous voir. Si je prends les eaux, j’irai à Paris vers le 20 août, à moins que l’évêque ne meure, et, dans ce cas, je quitte les eaux pour venir à Nîmes et puis à Paris. L’affaire de la vente se présente toujours assez bien. M. de Cabrières nous vient décidément ce soir ou après-demain.
Adieu, ma fille. Tout vôtre en Notre-Seigneur.
Si M. G[ay] nous est bon, Dieu nous le donnera. Mercredi, je dirai la messe pour M. de Franch[essin].

