Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.634

16 dec 1855 [Lavagnac, MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Il voudrait bien célébrer Noël au prieuré. – Il restera encore quelques jours à Lavagnac, où il serait heureux de lui montrer la beauté du cadre.

Informations générales
  • T1-634
  • 582
  • Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.634
  • Orig. ms. ACR, AD 1038; D'A., T.D. 21, n. 334, p. 184.
Informations détaillées
  • 1 ADORATION DU SAINT-SACREMENT
    1 ENFANTEMENT DES AMES
    1 NOEL
    1 PARENTE
    1 PRIEURE DE NIMES
    1 RENONCEMENT
    1 SAINTE COMMUNION
    2 ALZON, HENRI D'
    2 ALZON, MADAME HENRI D'
    2 VAILHE, SIMEON
    3 LAVAGNAC
    3 MONTPELLIER
    3 NIMES
    3 PARIS
  • A LA R. MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • le 16 décembre 1855 vers]<1>.
  • 16 dec 1855
  • [Lavagnac,
  • *Madame la s[upérieu]re g[énéra]le de l'Assomption*.
La lettre

Savez-vous que, si je n’avais des nouvelles indirectes de votre santé, je serais fort en peine? Enfin, vous avez affaire à nos Nîmoises, et vous voyez s’il vous est facile de s’en tirer. Que je regrette de n’être pas pour Noël à Nîmes et de placer Notre-Seigneur dans votre petit sanctuaire! C’est un sacrifice que j’offre pour la sanctification de nos chères filles, qui viendront adorer Notre-Seigneur dans notre petit prieuré du Saint-Sacrement.

Je vais mieux, mais ma mère part demain pour Montpellier. Je resterai ici quelques jours avec mon père, peut-être jusqu’au 2 ou 3 janvier; puis je m’arrangerai pour être, du 8 au 10, à Paris en passant par Nîmes.

Adieu, mon enfant. Je pense bien souvent à vous. Je voudrais vous montrer ces arbres, ces champs, ces montagnes qui ont tant de vie et de souvenirs pour moi. Mais qu’est-ce que tout cela auprès de Notre-Seigneur, que j’ai si souvent déposé sur vos lèvres? N’est-ce pas là un lien d’intimité mille fois plus fort et plus doux?

Adieu, mon enfant. Je vous bénis en vrai père.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Nous avançons également la date proposée par le P. Vailhé: *18 décembre,* en raison de la lettre de Mère M.-Eugénie datée du 17, où elle répond par une interrogation à l'interrogation-même du P. d'Alzon, au début de sa lettre: <>.