Mon cher enfant,
Je vous ai écrit avant-hier, puis je vous fis écrire par le Fr. Hippolyte de considérer ma lettre comme non avenue. Voici ma pensée. Il ne faut pas que [le] Frère Marie-Joseph songe à quitter, d’ici un an; cela ferait trop mauvais effet. Il y aurait même de l’ingratitude de sa part. Ne vous en tracassez pas. Il y aura des gens qui d’ici là feront un bon sermon au P. Marie- Louis[1]. Quant à Fr. Ernest[2], parlez-lui toujours avec douceur; je vais lui écrire un mot.
On a dû depuis longtemps expédier les papiers relatifs à votre ordination. Je regrette d’avoir été malade et de n’avoir pu presser les choses. La supérieure générale de l’Assomption a apporté de l’argent pour vous autres; vous en aurez bientôt. Merci de tous vos détails; ils sont on ne peut plus intéressants. Je suis à la campagne, mais depuis moins de huit jours. Je sens que le repos m’a fait un bien infini.
Adieu, mon cher ami. Tout à vous de coeur. Mille choses à M. Barre[3].

