Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.13

Il partage ses émotions pour son avenir et les siens, et prie pour elle.

T2-013
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Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.13
Orig.ms. ACR, AN 72; D’A., T.D. 38, n. 72, p. 211.

le 22 janvier 1856](1).
22 jan 1856
[Montpellier,
Mademoiselle de Pélissier 13, avenue Marbeuf, près les Champs-Elysées Paris

Il me semble, ma chère enfant, que, quand même je ne pourrais vous écrire longuement, quelques mots de mon écriture doivent vous faire plaisir au milieu de toutes vos émotions qui, je le comprends, avec votre nature si délicate et si impressionnable, doivent être bien vives en ce moment. Envoyez-moi souvent de votre trop plein, et quoique, à coup sûr, la présence de Mme de Saint-P[régnon] soit un immense appui pour vous, il me semble que vous devez avoir par moments besoin de vous tourner un peu de mon côté. Je dirai la messe pour vous, lundi prochain. Que faut-il surtout demander pour vous à Notre-Seigneur et à la Sainte Vierge?

Ce que vous me dites sur M. d’A[leyrac] me fait bien de la peine, à cause de sa fille; quant à lui, il faut le plaindre. Vous savez pourquoi je ne l’ai pas reçu.

Je voudrais être un peu plus long aujourd’hui, je ne le puis. Pourtant je vais mieux. Adieu, mon enfant. Je pense bien à vous et prie pour vous, si je ne vous écris pas.

1. La date donnée est celle du cachet de la poste, à Montpellier (P. Vailhé).