Mon cher enfant,
La crise que j’ai éprouvée a été passagère, et il me semble que je vais mieux à présent. Les forces semblent revenir. Seulement je vois dans ce qui s’est passé la preuve de la nécessité d’un très grand repos Je vous engage à vous soigner aussi. Dieu nous éprouve de mille manières, et cela prouve que nous avons besoin d’entrer dans une vie de foi, d’esprit surnaturel et d’une très grande humilité. Suivez toujours les prescriptions du docteur. Nous ne devons pas nous tuer avant le temps.
Soyez miséricordieux pour le Fr. Marie-Joseph. L’affaire de la réunion au P. Moreau se traite toujours. Il est allé ad hoc ces jours derniers à Paris, mais n’en parlez pas. Faites pour votre sommier ce que veulent les deux docteurs. Mille tendres choses à M. Barre. Nous prierons pour votre ordination(1). Que Notre-Seigneur vous soutienne, même dans la fatigue physique que vous allez éprouver.
Tout à vous et aux autres en Notre-Seigneur.
E. D’ALZON
Pour le Frère Picard

