Ma chère fille,
Voici une lettre du Fr. Galabert que je vous prie de me conserver. Il y parle: 1° d’une dévotion qui me semble très belle; 2° de l’état des Salvatoristes à Rome. Vous pourrez sous ce rapport en faire votre profit(2).
Je voudrais arriver à Paris le 1er mai, mais je n’ai pu voir mon médecin depuis hier. Mme Baragnon m’a demandé depuis ma dernière lettre, d’entrer chez vous. Sa dot ne serait pas très considérable, à cause de ses enfants. En voulez-vous? Je vous ai dit que je suis au mieux avec la Mère Bernard. Je crois que nous aurons M. Barre, quand nous le voudrons, seulement il ne faut pas se presser. Sa mère a avec moi une franchise qui m’étonne; il est vrai que je crois lui avoir fait un peu de bien.
Adieu, ma fille. Si vous en avez l’occasion, demandez à Mlle de Pélissier pourquoi elle ne m’écrit plus(3)
Tout vôtre, chère enfant. Tout à vous en Notre-Seigneur.
E.D’ALZON
Il est évident qu’il me faut du soleil. Les jours pluvieux, je ne suis bon à rien. Hier, la journée a été belle, je me suis bien porté.

