Ma chère fille,
Je venais de dire la messe pour vous, quand on m’a remis votre lettre.(1) Bien sûr, il vous faut entrer dans l’esprit d’amour le plus intime avec Notre- Seigneur; c’est là, quoi que vous en disiez, votre voie. Voici une lettre que je reçois par le même courrier que la vôtre, je pense qu’on peut en tirer parti. Veuillez me la renvoyer, après l’avoir lue.(2)
Je crois que l’idée de M. Berthomieu n’est pas bonne. Bâtir au patronage me paraît mal entendu pour bien des choses, mais je ne puis m’expliquer aujourd’hui,(3) je souffre un peu des eaux. C’est, dit-on, une excellente chose. C’est pourquoi, je m’arrête en vous conjurant de suivre la bonne impulsion de M. Mermillod.
E. D’ALZON.
Le fils de M. Ferry vient de passer un très bon examen pour Saint-Cyr;(4) il est à peu près sûr d’être reçu. Pourriez-vous faire solliciter une bourse pour lui par le général Lawoestine ou par tout autre? J’y attache beaucoup de prix à cause du départ de son père.

