Mon cher enfant,
Je souscris bien volontiers à la proposition de votre père;(1) seulement je dois vous faire observer que, légalement parlant, l’arrangement est sans valeur. Peut-être vaudra-t-il mieux que nous ne demandions rien et que vous attendiez quelques mois. Je vous ferai alors ordonner en même temps que [le] Fr. Pernet.(2) Je ne demande rien de vos parents, mais toutes ces défiances ont quelque chose de blessant. Il vaut mieux attendre. Vous garderez votre indépendance, et les choses n’en iront pas plus mal. Soignez-vous. Il me semble que je vais mieux.
Adieu, mon bien cher enfant. Retournez-vous bientôt à Nîmes? J’espère y être sous peu. Je vous embrasse du fond du coeur.

