Chère enfant,
Vous êtes dans une complète erreur sur mes dispositions pour vous. Je suis toujours le même, mais vos dispositions personnelles étaient si tristes, du moins dans vos deux dernières lettres, que je n’ai pas cru devoir vous parler de moi. Je désire bien vous voir un peu calme, mon enfant. Vous le dirai-je? Votre dernière lettre m’a fait une vive peine. Je vous reprochais de vous retirer. Si vous devez retourner à Nîmes, que ce soit au plus tôt, afin que je puisse vous voir; sinon, attendez-moi à Paris. Si vous revenez tout de suite, comptez que je veux que vous retourniez à Paris au printemps, ou plutôt pendant le carême; car je voudrais être à Rome du 15 avril au 15 mai, de là aller à Lamalou, et puis retourner à Paris. Rester à Paris à présent serait peut-être meilleur, à moins que vous n’y veniez passer le carême. Voyez et décidez.
Adieu. Tout vôtre. Prenez de nouveaux renseignements sur les Soeurs de la Croix.(2) E. D’ALZON.
Mlle Combié.

