Ma chère fille,
Les deux premières mesures, c’est-à-dire la vente de la maison et la suppression de Mireman étaient accordées, quand j’ai reçu la lettre;(1) quant à la troisième qui est une affaire de combinaison,(2) je m’en rapporte à vous.
Qu’a donc Juliette? Je ne la reconnais plus dans ses péripéties.(3) Je vais tâcher de la calmer. Quant à ce qui me concerne, il y a un côté par lequel je sens si bien que je mérite ce qui m’arrive, que je ne puis m’en prendre qu’à moi seul; et pourtant, j’espère que Dieu ne me rejettera pas tout à fait.
Pour vous, j’entre tout à fait dans vos dispositions. Je voudrais que le désir de la contemplation vous séparât un peu de certaines choses. Dieu vous aiderait, si vous le vouliez bien. Il y a là un point très délicat, qui doit être commun à tous deux sur la manière de donner à Notre-Seigneur ce qui nous reste de vie. Nous nous en occuperons, si vous le voulez, dès mon arrivée à Paris.
Adieu, et tout vôtre.

