Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.163

Dans nos souffrances, il faut porter amoureusement la croix de Jésus-Christ. -Un mot sur le noviciat.

T2-163
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Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.163
Cop.ms. de la destinataire. ACR, AO 9, D’A., T. D. 49, n. 15, pp. 210-210 bis.

3 décembre 1856.
3 dec 1856
Paris, La Thuilerie,

Ma chère enfant,

J’ai dit hier la messe pour vous. C’est vous dire que je pense à vos souffrances. Je pense que Notre-Seigneur serait bien plus content, si, au lieu de vous y complaire, vous preniez la résolution de vous unir très amoureusement à sa croix pour la porter avec lui. Qu’est-ce qu’une créature peut souffrir, en comparaison de ce que Notre-Seigneur a souffert? Et, quand on a le bonheur d’être au nombre de ses épouses, que peut-on refuser à un pareil époux? Ce bon Maître vous demande d’être toute sienne dans la solitude et le délaissement; soyez ce qu’il veut et comme il le veut.

Nous sommes établis à la Thuilerie. Nous y sommes assez pauvrement, quoique la supérieure fasse tout ce qu’elle peut pour nous fournir tout ce qui nous est nécessaire. Nous sommes installés dans l’ancien bâtiment; le nouveau, qui sera très monastique, s’élève peu à peu…(1)

Je prie souvent pour vous et j’espère que, quand je retrouverai ma chère fille, elle sera une sainte. Adieu. Je vous bénis du fond du coeur.

1. Les points de suspension sont dans la copie.